D'emblée l'Homme a tiré parti des grandes capacités d'adaptation de la tomate. Originaire des régions andines de l'Amérique du Sud et des îles du Pacifique, on la retrouve au niveau de la mer mais aussi à plus de 3 300 m d'altitude.
Ce petit fruit rond et rouge pas plus gros qu'une cerise séduit d'abord les populations andines pour la cueillette. Puis, les Aztèques de l'actuel Mexique domestiquent la tomate à gros fruits. Au XVIe siècle, les Conquistadors espagnols la ramènent en Europe.
D'abord considérée comme toxique, elle est réservée aux jardins botaniques. Au début du XXe siècle, elle arrive dans nos assiettes. En 1914, des variétés facilitant la mécanisation des cultures et la récolte apparaissent en Floride, ouvrant la voie à l'industrie de la transformation.
En 1956, Vilmorin crée Fournaise, le premier hybride commercial capable de s'imposer sur le marché mondial. En 1986, Hazera lance Daniela, la première tomate avec une bonne tenue à la conservation. Aujourd'hui, ses nombreuses qualités gustatives et nutritives placent la tomate au premier rang des légumes cultivés et consommés dans le monde. Elle montre une grande diversité de tailles, de formes, de couleurs et de goûts. Plus de 30 % de la production sont utilisés par l'industrie de la transformation. La demande augmente et se diversifie, créant un marché particulièrement dynamique, très ouvert aux innovations variétales.

Depuis près de 10 000 ans, l'Homme n'a cessé d'apprivoiser le monde du vivant, de manière empirique puis scientifique. Sélectionnant les plus belles semences de céréales, les plus beaux épis, les plus beaux grains, les plus beaux fruits pour les ressemer, mobilisant son imagination pour créer et améliorer sans cesse les outils et les méthodes, il a en permanence fait évoluer les plantes pour en améliorer les caractéristiques.